Jules Grévy

Jules Grévy est né à Mont le 15 août 1807.
Il fait ses études au Collège de l’Arc puis au Collège de Poligny. Il étudie le droit à Paris et devint Avocat en 1837.
Il reste avocat quarante trois ans jusqu’à son élection à la Présidence de la République.
Il entre en politique en 1848 élu député de la Constituante, il devient vice-président de l’Assemblée législative. Il s’oppose très vivement au mode d’élection du Président de la République car il pressent que Louis Napoléon Bonaparte en profite pour renverser la république. Mais il ne réussit pas à convaincre l’Assemblée.
 
Le 2 décembre 1851, l’assemblée est dissoute par Louis Napoléon, et le 2 décembre 1852 il se fait proclamer Empereur des Français.
Jules Grévy reprend son métier d’avocat. Réélu député du Jura en 1868. En juillet 1870 avec Thiers et Gambetta il est parmi les opposants à la déclaration de guerre de la Prusse. 2 septembre 1870 capitulation de l’empereur à Sedan
Le 4 septembre la 3° République est née.


Jules est élu à la présidence de la première Assemblée Nationale de la 3ème République. Il dirige les débats avec beaucoup d’autorité. L’Assemblée Nationale s’installe à Versailles. En 1876 il est à nouveau réélu député et président de l’Assemblée.
Suite à la démission de Mac Mahon, le 30 janvier 1879, Jules Grévy est élu Président de la République par les deux Chambres réunies en Congrès à Versailles. L’évènement est d’importance car c’est la première fois dans l’histoire de la 3ème que ce mode d’élection à la présidence de la République entre en vigueur.


Le septennat de Jules Grévy s’achève le 28 décembre 1885, il est aussitôt réélu. Contraint à démissionner en décembre 1887 par le scandale des décorations de son gendre Daniel Wilson, il revient dans son village natal et il meurt le 9 septembre 1891. Il repose dans le caveau familial.


La présidence de Jules fut marquée par l’établissement de lois importantes dont les principales sont :

  • Lois scolaires qui établissent l’enseignement primaire de six à treize ans obligatoire, gratuit et religieusement neutre (loi Jules Ferry)
  • Etablissement des libertés de réunion et de presse
  • Autorisation de formation des syndicats professionnels
  • Etablissement du divorce
  • Droit pour les conseils municipaux d’élire leurs maires
  • Adoption de la «Marseillaise comme chant national (1880) ainsi que le 14 juillet comme fête nationale
  • Développement du réseau ferré…… etc
Texte : Association AMAOUS / Mairie de Mont-sous-Vaudrey